Maureen : entrepreneure sport et bien-être
Publié le : 14/05/2020
Maureen : entrepreneure sport et bien-être
Publié le : 14/05/2020


Maureen a lancé son activité autour du bien-être. Elle propose des cours et des ateliers de yoga mais elle rédige également des articles pour des magazines d’outdoor. Elle a été accompagnée par le Département Entrepreneuriat et a pu bénéficier de l’aide du CLAP.
 
Peux-tu commencer par te présenter ?
 
Je suis Maureen, j’ai 27 ans, je viens de Grande-Synthe. Après le bac, j'ai fait une prépa littéraire à Faidherbe à Lille, puis enchainé sur une école de commerce, par dépit. Dès le début, j'ai su que ça ne me plairait pas, j'ai passé les concours de Science Po en fin de première année d'école de commerce, mais me suis ravisée au dernier moment.
 
Grâce à cette école de commerce, j'ai pu faire un stage en Inde et un échange universitaire à New-York et rencontré énormément de gens. Je ne regrette absolument rien si ce n'est l'argent que j'y ai investi.  Ensuite, j'ai fait un stage dans une grande tour à la Défense à Paris, chez EY, en audit financier, et ils m'ont proposé un CDI pour l'année suivante, je savais que ça ne me plairait pas, notamment sur le plan humain. J'ai donc démissionné après presque un an et pris un CDD de 2 mois chez Enercoop, une startup qui fait de l'énergie propre française. J'ai adoré l'entreprise cette fois, mais j'ai compris que faire de la compta et de la finance n'était vraiment pas ma tasse de thé. Je voulais travailler pour une cause, faire quelque chose qui ait du sens. Je m'en voulais d'avoir travaillé pour ce que j'appelais "La tour de Sauron".  J'ai cherché un job à l'étranger dans l'humanitaire mais c'est très compliqué en tant que junior, ou très mal payé, voire pas payé du tout. Pendant ces quelques mois de battement, j'ai eu l'occasion de rentrer à la maison et j'ai commencé à enseigner le français aux Kurdes du camp de Grande-Synthe. J'ai aussi commencé à surfer sur la côte basque.

Révélation ! J'ai eu envie de devenir professeure de français et philosophie, deux matières qui m'ont toujours passionné. Pour avoir une certaine légitimité, je me suis réinscrite à la fac, en master de philosophie à distance avec Nanterre. C'était vraiment dur, j'ai eu quelques moments de doutes quand j'ai vu mon salaire divisé par deux et surtout la non-considération pour la profession.
 
Passionnée par le surf, j'ai essayé d'avoir un poste autour de Biarritz ou Bordeaux. Après plusieurs mois d'attente et une dizaine de relances, j'ai contacté un ami au Maroc, et suis allée faire du volontariat à Imsouane où j'ai loué des planches de surf dans un surfcamp, puis j'ai fait une formation de Yoga en Inde et suis allée en Australie surfer un peu aussi.
 
Pour terminer, depuis que j'ai commencé à enseigner, je m'étais toujours dit que je voulais avoir une activité complémentaire comme l'enseignement du yoga, afin d'être une parfaite caricature. (hahaha)
Par hasard, au cours d'une randonnée à Paris, j'ai rencontré un entrepreneur, on a sympathisé et il m'a proposé d'intégrer l'équipe de la rédaction en tant que Freelance.
Idem pour le magazine de surf pour lequel je travaille, j'ai rencontré le fondateur à Imsouane et nous avons travaillé un peu ensemble sur de la rédaction et relecture d'une édition de janvier dernier.


Peux-tu rentrer dans les détails de ton activité ? En quoi elle consiste concrètement et pourquoi as-tu choisi cette voie ?
 
Vous l'aurez sans doute compris, je suis un peu polymorphe. Du coup, en attendant d'avoir un poste de professeure, espérons à Biarritz (pour pouvoir surfer tout le temps), je travaille sur deux choses:
 
•    le webjournalisme: j'écris des articles pour des magazines d'outdoor sur la base de piges. J'en écris principalement pour un magazine de randonnée qui s'appelle Helloways / En nature Simone. Et aussi pour un magazine de Surf art qui s'appelle Hotdogger surf mag. Je cherche à différencier un peu mes prospects pour le moment, mais il faut dire qu'en cette période de crise, la presse est frileuse.
 
•    le yoga et activités associées: pour l'instant je donne, comme tous les profs, des cours en ligne pour mes amis et pour des enfants, via une école de Yoga sur Bordeaux. Je donne aussi des cours de philo pour cette école. J'aimerais lancer par la suite des retraites de yoga qui mêlent une autre activité, de type art, philosophie ou yoga et surf, mais ce concept est un peu vu et revu. A voir comment je différencierai mon offre.
 
 
Qu’est-ce qui t’a motivé à te lancer dans l’entrepreneuriat ?
 
Je l'ai toujours un peu eu en tête, je n'aime pas trop le système hiérarchique du monde du travail. Je trouve que c'est un vieux monsieur qui doit prendre sa retraite et j'encourage vivement les nouvelles formes de travail comme celles-ci.
 
J'ai aussi beaucoup d'amies auto-entrepreneuses, dans le yoga, dans l'informatique, le webdesign, les shops en ligne...Mes grands frères ont également une SCI, donc j'avais quelque chose à prouver en tant que petite dernière. Enfin, comme dirait ma mère, je ne "tiens pas en place", donc ce job me permet de travailler de partout, et de changer d'air quand j'en ai envie.
 
Qu’est-ce que représente l’entrepreneuriat pour toi ?
 
Travailler à son rythme, sans pression si ce n'est celle que l'on s'impose soi-même. Il faut donc une autonomie et une rigueur malgré tout. C'est aussi un monde assez dynamique et jeune, très moderne, qui fait un peu rêver sur le papier, mais avec 90% d'échecs moins d'un an après la création. Il faut donc être malgré tout meilleure que les autres et trouver sa place.
 
Comment tu t’organises pendant cette période de confinement ?
 
C'est difficile de lancer son activité en plein confinement mais j'ai réussi à poser mes billes malgré tout. Les articles s'écrivent à distance de toute façon. Je fais des sessions de méditations, yoga et des cours de philosophie en ligne, non rémunérés pour l'instant, en espérant que cela me garantisse un revenu dans les mois à venir.
 
En parallèle, je prospecte beaucoup, prends 30 minutes chaque matin pour faire mon "brainstorm", et surtout, je fais des To do list que je dois boucler en fin de semaine. Je me fixe des objectifs et des primes sur mon planning hebdomadaire, si je trouve un nouveau client, je me donne un jour de congés. Pour l'instant, j'en ai pris un, haha.
 
Comment tu t’organises entre les ateliers yoga et la rédaction d’article ?
 
Je l'ai déjà un peu évoqué précédemment, mais je bosse principalement sur les articles, je lis beaucoup pour avoir des idées et m'imprégner de ce que je lis. Je fais énormément de recherches techniques sur la randonnée. J'ai eu un fou rire quand je me suis rendu compte qu'un lundi à 8h30 je regardais un tuto sur le planté de sardines. Ensuite, le lundi, à 16h, je donne un cours de philo pour une école de yoga, à 18h j'anime une séance de méditation 3 fois par semaine. Les deux jours restants, j'anime un cours de yoga pour mes amis. Le dimanche, je fais un atelier de philo pour enfants. Entre temps, je n'ai pas vraiment de programme, mais je bosse sur la communication et sur mon Wordpress.

Comment entreprendre ensemble t’a accompagné ?
 
J'ai posé pas mal de questions à Pierre sur des sujet un peu plus techniques, il m'a beaucoup aidée. J'ai aussi eu Kamel, qui m'a expliqué différentes choses notamment sur l'ACRE. Ensuite, ils m'ont redirigée vers l'ADIE, chez qui j'ai pris une assurance. Ils m'ont eux-mêmes redirigée vers un bénévole qui m'a contactée pour m'accompagner.

Comment te fais-tu connaître ?
 
Je ne veux pas trop être le genre de prof de yoga sur Instagram, car je pense que c'est vu et revu et un peu trop caricatural. J'envisage de faire des retraites sans téléphone donc je ne suis pas trop sur les réseaux, mais j'ai quand même deux pages Facebook : Maureen Damman Yoga et Boloss Yoga (projet un peu humoristique avec des amis). Je vais certainement changer de marque et de logo d'ailleurs.  
 
Quels conseils tu donnerais à quelqu’un qui veut se lancer dans l’entrepreneuriat ?
 
Premièrement, de bien se préparer d'un point de vue administratif et comptable, mais aussi de suivre des formations sur l'auto-entrepreneuriat et des ateliers, notamment avec The Family.
Aussi, de ne pas avoir peur et de se lancer, de prendre des risques et de savoir lâcher prise de temps en temps. Il faut beaucoup parler de son projet et ne pas avoir peur d'en parler. Enfin, il faut croire en soi, même si on a beaucoup de moments de doutes.

 

 

Maureen a lancé son activité autour du bien-être. Elle propose des cours et des ateliers de yoga mais elle rédige également des articles pour des magazines d’outdoor. Elle a été accompagnée par le Département Entrepreneuriat et a pu bénéficier de l’aide du CLAP.
 
Peux-tu commencer par te présenter ?
 
Je suis Maureen, j’ai 27 ans, je viens de Grande-Synthe. Après le bac, j'ai fait une prépa littéraire à Faidherbe à Lille, puis enchainé sur une école de commerce, par dépit. Dès le début, j'ai su que ça ne me plairait pas, j'ai passé les concours de Science Po en fin de première année d'école de commerce, mais me suis ravisée au dernier moment.
 
Grâce à cette école de commerce, j'ai pu faire un stage en Inde et un échange universitaire à New-York et rencontré énormément de gens. Je ne regrette absolument rien si ce n'est l'argent que j'y ai investi.  Ensuite, j'ai fait un stage dans une grande tour à la Défense à Paris, chez EY, en audit financier, et ils m'ont proposé un CDI pour l'année suivante, je savais que ça ne me plairait pas, notamment sur le plan humain. J'ai donc démissionné après presque un an et pris un CDD de 2 mois chez Enercoop, une startup qui fait de l'énergie propre française. J'ai adoré l'entreprise cette fois, mais j'ai compris que faire de la compta et de la finance n'était vraiment pas ma tasse de thé. Je voulais travailler pour une cause, faire quelque chose qui ait du sens. Je m'en voulais d'avoir travaillé pour ce que j'appelais "La tour de Sauron".  J'ai cherché un job à l'étranger dans l'humanitaire mais c'est très compliqué en tant que junior, ou très mal payé, voire pas payé du tout. Pendant ces quelques mois de battement, j'ai eu l'occasion de rentrer à la maison et j'ai commencé à enseigner le français aux Kurdes du camp de Grande-Synthe. J'ai aussi commencé à surfer sur la côte basque.

Révélation ! J'ai eu envie de devenir professeure de français et philosophie, deux matières qui m'ont toujours passionné. Pour avoir une certaine légitimité, je me suis réinscrite à la fac, en master de philosophie à distance avec Nanterre. C'était vraiment dur, j'ai eu quelques moments de doutes quand j'ai vu mon salaire divisé par deux et surtout la non-considération pour la profession.
 
Passionnée par le surf, j'ai essayé d'avoir un poste autour de Biarritz ou Bordeaux. Après plusieurs mois d'attente et une dizaine de relances, j'ai contacté un ami au Maroc, et suis allée faire du volontariat à Imsouane où j'ai loué des planches de surf dans un surfcamp, puis j'ai fait une formation de Yoga en Inde et suis allée en Australie surfer un peu aussi.
 
Pour terminer, depuis que j'ai commencé à enseigner, je m'étais toujours dit que je voulais avoir une activité complémentaire comme l'enseignement du yoga, afin d'être une parfaite caricature. (hahaha)
Par hasard, au cours d'une randonnée à Paris, j'ai rencontré un entrepreneur, on a sympathisé et il m'a proposé d'intégrer l'équipe de la rédaction en tant que Freelance.
Idem pour le magazine de surf pour lequel je travaille, j'ai rencontré le fondateur à Imsouane et nous avons travaillé un peu ensemble sur de la rédaction et relecture d'une édition de janvier dernier.


Peux-tu rentrer dans les détails de ton activité ? En quoi elle consiste concrètement et pourquoi as-tu choisi cette voie ?
 
Vous l'aurez sans doute compris, je suis un peu polymorphe. Du coup, en attendant d'avoir un poste de professeure, espérons à Biarritz (pour pouvoir surfer tout le temps), je travaille sur deux choses:
 
•    le webjournalisme: j'écris des articles pour des magazines d'outdoor sur la base de piges. J'en écris principalement pour un magazine de randonnée qui s'appelle Helloways / En nature Simone. Et aussi pour un magazine de Surf art qui s'appelle Hotdogger surf mag. Je cherche à différencier un peu mes prospects pour le moment, mais il faut dire qu'en cette période de crise, la presse est frileuse.
 
•    le yoga et activités associées: pour l'instant je donne, comme tous les profs, des cours en ligne pour mes amis et pour des enfants, via une école de Yoga sur Bordeaux. Je donne aussi des cours de philo pour cette école. J'aimerais lancer par la suite des retraites de yoga qui mêlent une autre activité, de type art, philosophie ou yoga et surf, mais ce concept est un peu vu et revu. A voir comment je différencierai mon offre.
 
 
Qu’est-ce qui t’a motivé à te lancer dans l’entrepreneuriat ?
 
Je l'ai toujours un peu eu en tête, je n'aime pas trop le système hiérarchique du monde du travail. Je trouve que c'est un vieux monsieur qui doit prendre sa retraite et j'encourage vivement les nouvelles formes de travail comme celles-ci.
 
J'ai aussi beaucoup d'amies auto-entrepreneuses, dans le yoga, dans l'informatique, le webdesign, les shops en ligne...Mes grands frères ont également une SCI, donc j'avais quelque chose à prouver en tant que petite dernière. Enfin, comme dirait ma mère, je ne "tiens pas en place", donc ce job me permet de travailler de partout, et de changer d'air quand j'en ai envie.
 
Qu’est-ce que représente l’entrepreneuriat pour toi ?
 
Travailler à son rythme, sans pression si ce n'est celle que l'on s'impose soi-même. Il faut donc une autonomie et une rigueur malgré tout. C'est aussi un monde assez dynamique et jeune, très moderne, qui fait un peu rêver sur le papier, mais avec 90% d'échecs moins d'un an après la création. Il faut donc être malgré tout meilleure que les autres et trouver sa place.
 
Comment tu t’organises pendant cette période de confinement ?
 
C'est difficile de lancer son activité en plein confinement mais j'ai réussi à poser mes billes malgré tout. Les articles s'écrivent à distance de toute façon. Je fais des sessions de méditations, yoga et des cours de philosophie en ligne, non rémunérés pour l'instant, en espérant que cela me garantisse un revenu dans les mois à venir.
 
En parallèle, je prospecte beaucoup, prends 30 minutes chaque matin pour faire mon "brainstorm", et surtout, je fais des To do list que je dois boucler en fin de semaine. Je me fixe des objectifs et des primes sur mon planning hebdomadaire, si je trouve un nouveau client, je me donne un jour de congés. Pour l'instant, j'en ai pris un, haha.
 
Comment tu t’organises entre les ateliers yoga et la rédaction d’article ?
 
Je l'ai déjà un peu évoqué précédemment, mais je bosse principalement sur les articles, je lis beaucoup pour avoir des idées et m'imprégner de ce que je lis. Je fais énormément de recherches techniques sur la randonnée. J'ai eu un fou rire quand je me suis rendu compte qu'un lundi à 8h30 je regardais un tuto sur le planté de sardines. Ensuite, le lundi, à 16h, je donne un cours de philo pour une école de yoga, à 18h j'anime une séance de méditation 3 fois par semaine. Les deux jours restants, j'anime un cours de yoga pour mes amis. Le dimanche, je fais un atelier de philo pour enfants. Entre temps, je n'ai pas vraiment de programme, mais je bosse sur la communication et sur mon Wordpress.

Comment entreprendre ensemble t’a accompagné ?
 
J'ai posé pas mal de questions à Pierre sur des sujet un peu plus techniques, il m'a beaucoup aidée. J'ai aussi eu Kamel, qui m'a expliqué différentes choses notamment sur l'ACRE. Ensuite, ils m'ont redirigée vers l'ADIE, chez qui j'ai pris une assurance. Ils m'ont eux-mêmes redirigée vers un bénévole qui m'a contactée pour m'accompagner.

Comment te fais-tu connaître ?
 
Je ne veux pas trop être le genre de prof de yoga sur Instagram, car je pense que c'est vu et revu et un peu trop caricatural. J'envisage de faire des retraites sans téléphone donc je ne suis pas trop sur les réseaux, mais j'ai quand même deux pages Facebook : Maureen Damman Yoga et Boloss Yoga (projet un peu humoristique avec des amis). Je vais certainement changer de marque et de logo d'ailleurs.  
 
Quels conseils tu donnerais à quelqu’un qui veut se lancer dans l’entrepreneuriat ?
 
Premièrement, de bien se préparer d'un point de vue administratif et comptable, mais aussi de suivre des formations sur l'auto-entrepreneuriat et des ateliers, notamment avec The Family.
Aussi, de ne pas avoir peur et de se lancer, de prendre des risques et de savoir lâcher prise de temps en temps. Il faut beaucoup parler de son projet et ne pas avoir peur d'en parler. Enfin, il faut croire en soi, même si on a beaucoup de moments de doutes.